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Les services connectés peuvent-ils sauver les constructeurs automobiles ?

Expérience client, engagement et compréhension : les priorités clés de l’automobile. C’est le sujet de la table ronde à laquelle nous avons participé le 6 février dernier dans le cadre du forum Connected Driver & Smart Mobilities de Bruxelles.

Voiture connectée, business des Services, rôle des constructeurs, voitures autonomes, GAFA, datas, image de marque… autant de sujets que nous avons abordés avec Benoît Joly, chef des ventes et du marketing connecté, mobilités, services autonomes du groupe Renault, Marijan Mumdziev, CEO d’Amodo et Frédéric Stiernon, CEO de CarPay-Diem.

« A l’heure actuelle tous les constructeurs cherchent à développer le business connecté. C’est le Saint-Graal ». En quelques mots, Benoît Joly résume l’air du temps. La décision du groupe Renault de mettre l’accent sur l’expérience n’est pas une lubie, elle est ancrée dans un contexte de transformation durable dans lequel ID-IDO travaille depuis plusieurs années. Les chiffres sont sans appel : 65% des clients chinois affirment que les divertissements et les services connectés sont un déclencheur d’achat. C’est également la pensée de 34% des clients américains. Un chiffre moins important mais très significatif dans un pays où l’automobile est grande prêtresse.

Une vraie révolution

Le service et l’expérience passent par le contenu. Cela peut sembler une évidence, pourtant cette affirmation remet en cause plus d’un siècle de vision et de communication où l’automobile était une fin en soi, coincée dans un silo où l’on ne prenait en compte que le moment d’utilisation de l’auto, sans vraiment se soucier de l’avant et de l’après. Les constructeurs qui persisteront dans cette voie sont condamnés à disparaître. Car, comme nous l’avons souligné lors de notre intervention, les marques ne doivent plus axer leur pensée sur l’automobile mais sur l’utilisateur afin de passer d’une voiture que l’on conduit à une voiture dans laquelle on vit, d’une marque que l’on vend à une marque que l’on raconte, d’une organisation qui pousse à la production à une organisation qui pousse à la séduction.

Objet de vie

Amener du contenu dans la voiture la connecte à un écosystème. C’est ce dernier qui crée la valeur et la consommation de services, assurant de fait de nouveaux revenus récurrents au constructeur. Côté utilisateur, ainsi connectée (technologiquement et philosophiquement) la voiture s’intègre en pleine continuité de son mode de vie. Il ne possède plus un « déplaçoir », mais un objet de mobilité qui répond à ses habitudes de vie. La transition vers les véhicules autonomes n’en sera que plus douce et évidente.

L’ombre des GAFA

Si la voiture devient vectrice de contenu… les constructeurs traditionnels sont-ils amenés à disparaître au profit de la Google Car, Apple Car ou autre Amazon Car ? Aucune chance affirme Benoît Joly. Les GAFA ont besoin des constructeurs et vice-versa. Ils ne savent pas fabriquer des voitures et ne le veulent pas. Leur ambition n’est pas de vendre l’automobile en tant qu’objet mais de récupérer des datas pour vendre des produits et des services. Pourquoi essayer de concurrencer une industrie séculaire qui injecte des milliards d’euros chaque année en R&D alors qu’un partenariat est tout aussi bénéfique ?

Pour preuve, l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi a choisi d’intégrer Android nativement pour les fonctions de services et divertissement des véhicules en cours de développement.

Les services connectés : futur de l’automobile ? Ça tombe bien, chez ID-IDO, c’est notre spécialité !